Histoire
5 nov. 2026
Morilles rappelées après la mort d’une jeune femme : le lien avec l’intoxication reste à établir
Après le décès de Marie-Lou, 27 ans, les autorités ont rappelé un lot de morilles séchées tout en restant prudentes sur le lien avec l’intoxication. Sa famille, elle, décrit une réaction fulgurante, tandis que l’enquête et les analyses doivent encore établir les responsabilités.
Le décès de Marie-Lou, 27 ans, a déclenché un rappel national de morilles séchées de la marque ChampiBon, vendues notamment dans des magasins B&M. La jeune femme est morte à Montpellier après avoir présenté de violents symptômes digestifs quelques heures après avoir consommé le produit. Les autorités évoquent une « probable contamination d'un lot de morilles par une toxine susceptible d'être à l'origine d'intoxication alimentaire ».1
Le ministère de la Santé et celui de l’Agriculture adoptent toutefois une ligne de prudence. Ils indiquent qu’« un lien est suspecté entre la consommation des morilles, la survenue des symptômes gastro-intestinaux et le décès », mais précisent que des analyses complémentaires sont nécessaires.2 Une autopsie a confirmé l’ingestion de ces champignons ; la toxicologie doit désormais déterminer s’ils sont bien à l’origine de la mort.
Le récit familial est plus direct. Sur Instagram, la sœur de Marie-Lou affirme que la jeune femme est décédée « en quelques heures » après avoir cuisiné un poulet aux morilles. Elle décrit « une réaction très rare » et ajoute que « ses organes vitaux ont lâché les uns après les autres ».1
Face au risque potentiel, les enseignes ont retiré les produits concernés des rayons. Le rappel vise notamment des pots de 60 grammes, identifiés par leur référence et leur date limite de consommation. Les autorités préviennent que les champignons « peuvent être toxiques, même après cuisson » et demandent de ne pas les consommer.2
L’enquête ouverte à Montpellier porte sur la recherche des causes de la mort. En cas de diarrhées ou de vomissements après consommation, les autorités recommandent de contacter immédiatement un centre antipoison. La responsabilité exacte du lot reste, elle, suspendue aux résultats toxicologiques.3