Histoire
19 oct. 2026
La gauche affirme que l’attaque de drones à Saint-Pétersbourg ravive la guerre des infrastructures
Selon les sources retenues, l’attaque ukrainienne a touché plusieurs infrastructures sensibles de Saint-Pétersbourg, tandis que Kiev la présente comme une riposte aux frappes russes contre l’énergie ukrainienne. Les autorités russes mettent en avant l’ampleur des interceptions et des dégâts, avec des bilans qui divergent selon les déclarations rapportées.
Des dizaines de drones ukrainiens ont visé Saint-Pétersbourg dans la nuit, provoquant des incendies dans un terminal pétrolier, un dépôt de carburant et plusieurs sites industriels. Les autorités russes ont également signalé des dégâts dans des infrastructures civiles et des restrictions temporaires à l’aéroport de Poulkovo. Elles ont affirmé avoir abattu entre 126 et 144 appareils dans la région de Léningrad. 1
Le bilan humain rapporté n’est toutefois pas uniforme. Une première version relayée par les autorités locales ne faisait état d’aucune victime, tandis qu’un autre compte rendu mentionne une personne tuée et cinq hospitalisées à Saint-Pétersbourg, ainsi que des habitants pris en charge après la chute de débris dans la région. 1 2 Cette divergence illustre la confusion qui accompagne les frappes et leurs conséquences immédiates.
Pour Moscou, l’attaque touche des installations essentielles au commerce des hydrocarbures et intervient alors que la trêve énergétique annoncée par Donald Trump s’est effondrée. Kiev répond que ses frappes sont une riposte aux attaques russes contre son réseau énergétique. Volodymyr Zelensky affirme que la Russie a frappé à 76 reprises des installations énergétiques, pétrolières et gazières ukrainiennes depuis l’annonce de cette trêve, laissant « des dizaines de milliers de familles sans électricité ». 2
Le face-à-face dépasse donc le seul incendie de Saint-Pétersbourg : chaque camp présente ses frappes comme défensives ou vengeresses, tandis que les infrastructures énergétiques deviennent le principal théâtre de la pression militaire et diplomatique.