Histoire
19 oct. 2026
La gauche affirme que Trump renvoie la responsabilité de la guerre à Zelensky
Donald Trump durcit ses attaques contre Volodymyr Zelensky tout en affirmant vouloir négocier la paix avec Moscou. En parallèle, Kiev cherche à maintenir le dialogue avec Washington, tandis que des voix européennes contestent la poursuite d’un soutien coûteux et une négociation menée sans l’Ukraine.
Donald Trump a relancé dimanche son offensive contre Volodymyr Zelensky, l’accusant de ne pas vouloir mettre fin à la guerre avec la Russie. « Il ne veut pas mettre fin à cette guerre et n’a probablement jamais voulu », a écrit le président américain sur Truth Social. Il oppose cette accusation à sa propre position : « JE VEUX QUE CETTE GUERRE PRENNE FIN ».1
Le contraste porte aussi sur la méthode. Trump affirme négocier la paix et refuse, dit-il, toute décision susceptible d’éloigner Moscou de la table des discussions. Il justifie ainsi ses mesures favorables à la Russie, dont l’exemption de nouvelles sanctions et un accord permettant l’importation de diesel russe. Le président américain reproche également à Kiev ses frappes contre les raffineries russes, qu’il rend en partie responsables de la hausse des prix du carburant aux États-Unis.1
Du côté ukrainien, la réponse se veut plus conciliante. Volodymyr Zelensky s’est dit « reconnaissant » de la reprise par Washington du partage de renseignements destiné à prévenir les attaques russes, après trois jours d’interruption. Cette tentative d’apaisement intervient malgré les nouveaux reproches de Trump et les contacts maintenus avec ses émissaires.2
La crise dépasse toutefois le duel entre les deux dirigeants. Une hypothèse de rencontre entre Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping, sans Zelensky, alimente la crainte d’une négociation menée sans Kiev ni les Européens — scénario décrit comme un possible « camouflet » pour ces derniers.3 En France, Marine Le Pen insiste pour sa part sur la limite financière du soutien : « nous n’avons plus les moyens financiers d’apporter une aide » qui aurait coûté six milliards d’euros par an.
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