История
2 нояб. 2026 г.
Binance rouvre ses retraits, mais le doute persiste sur le piratage record
Le FBI accuse un groupe lié à la Corée du Nord d’avoir dérobé 6,3 milliards de dollars à Binance, tandis que Donald Trump refuse de confirmer cette piste. La plateforme tente de rassurer ses 335 millions d’utilisateurs malgré la pression sur la confiance.
Le FBI affirme que la Corée du Nord est responsable du vol de plus de 6,3 milliards de dollars d’actifs numériques chez Binance, attribuant l’opération au groupe de hackers TraderTraitor, lié aux services de renseignement nord-coréens.1 L’agence américaine dit avoir identifié près de 500 adresses Ethereum utilisées pour blanchir les fonds et demande aux acteurs du secteur de bloquer les transactions associées.
Cette lecture n’est toutefois pas reprise sans réserve par Donald Trump. « Nous ne savons pas si c’est la Corée du Nord », a déclaré le président américain, tout en affirmant ne pas être inquiet.1 Le contraste est net : le FBI décrit une opération structurée et stratégique, quand Trump maintient le doute — une prudence qui tranche avec la gravité du diagnostic fédéral.
Face à la crise, Binance cherche surtout à restaurer la confiance. La plateforme a annoncé la reprise progressive des retraits, en commençant par le réseau Bitcoin, après avoir suspendu ces opérations pour contenir les conséquences du piratage.2 Elle assure que « les fonds des utilisateurs sont en sécurité » et qu’elle assumera l’impact financier des sommes volées.2 Une reprise annoncée pour dimanche est également confirmée par un autre compte rendu.4
Le marché, lui, oscille entre soulagement et méfiance. Les clients ont retiré 3,64 milliards de dollars nets en quelques heures, mais ce montant ne représente que 2,1 % des actifs de la plateforme. Pour Tim Sun, de HashKey Group, il n’y a pas encore de « panique généralisée », même si l’attaque risque d’affecter durablement la confiance des institutions et des investisseurs.3 Binance affirme avoir reconstitué 90 % des fonds disparus ; la bataille se joue désormais autant sur la traçabilité de l’argent que sur la crédibilité de la plateforme.