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23 de out de 2026

À Trappes, l’enquête antiterroriste nourrit déjà la bataille sur le mobile raciste

Après un mort et quatre blessés, dont une enfant, la fusillade de Trappes oppose prudence judiciaire, lecture d’un acte raciste et hommage appuyé aux policiers.

Un mort, quatre blessés — dont une fillette de 12 ans — et une enquête qui change d’échelle. Vendredi matin, un homme de 39 ans a tiré en rafales depuis une voiture entre Trappes et La Verrière, avant d’être interpellé rapidement par la brigade anticriminalité. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, en examinant notamment un mobile lié à l’origine ou à la religion des victimes.

Sur le terrain politique, le maire de Trappes, Ali Rabeh, met en avant le profil des victimes — l’une d’origine africaine, l’autre nord-africaine — tout en reconnaissant que les tirs ont pu sembler aléatoires. Dans un premier temps, il décrit un tireur qui «tirait au hasard et avait envie de faire un carnage». Mais il juge ensuite probable une attaque «à connotation islamophobe et raciste», appelant à la «désescalade» et à la «concorde républicaine».

La ligne gouvernementale reste plus encadrée : Laurent Nuñez parle de «crime terroriste», tout en demandant de laisser les investigations établir le mobile. Les éléments matériels — arme automatique, appartement piégé avec des bonbonnes de gaz et plusieurs scènes de tirs — renforcent la gravité du dossier, sans suffire encore à trancher l’intention du suspect.

À droite, l’accent est placé sur la menace et la réponse sécuritaire. Jordan Bardella salue le «courage et [le] sang-froid» des policiers, tandis que Marine Le Pen évoque un «acte barbare» dont les motivations doivent encore être établies. Même constat chez les responsables qui rendent hommage aux forces de l’ordre : la condamnation est immédiate, mais la qualification raciste demeure, officiellement, une hypothèse à instruire.

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