Marine Atlan, réalisatrice de «la Gradiva» : «Les jeunes sont pris par un désir de vitalité et de résistance»

Présenté à la Semaine de la critique à Cannes où il a gagné le Grand Prix, la Gradiva de Marine Atlan est le genre d’émerveillement qui vous révèle une cinéaste. Qu’il n’ait pas été retenu en compétition pour la palme d’or continue de défier l’entendement (raté indéfendable pour le délégué général Thierry Frémaux), tant l’audace, la surprise, la grâce d’un tel geste mené à ce point de maîtrise de l’immaîtrisable tient du miracle. Quelque chose comme l’âme brute de la jeunesse, saisie à l’endroit de friction entre le réalisme et l’idéal, renouvelle, un point de vue sur les mythes de l’école publique, son illusion égalitaire, près de vingt ans après Entre les murs.

Marine Atlan, réalisatrice de «la Gradiva» : «Les jeunes sont pris par un désir de vitalité et de résistance»

TL;DR

  • "La Gradiva" de Marine Atlan a remporté le Grand Prix à la Semaine de la Critique à Cannes.
  • L'absence du film de la compétition pour la Palme d'Or est jugée inexplicable par l'article.
  • Le film est salué pour son audace, sa surprise, sa grâce et sa maîtrise.
  • Il explore l'âme de la jeunesse, le conflit entre réalisme et idéalisme.
  • Le film renouvelle le regard sur les mythes de l'école publique et son illusion égalitaire.