Histoire
7 nov. 2026

Grève du 10 novembre : les syndicats veulent convertir les premiers reculs en victoire

Les syndicats de l’Éducation et de l’enseignement supérieur voient dans les premières concessions du gouvernement un signe de faiblesse à exploiter. Ils réclament désormais des mesures concrètes sur les salaires, les moyens et l’accès aux études, tandis que l’exécutif maintient un calendrier séparé pour la fonction publique.

L’intersyndicale de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche veut faire du mardi 10 novembre un nouveau test de force. Manifestations, rassemblements et grèves sont annoncés, avec l’objectif assumé de prolonger la mobilisation et d’obtenir davantage du gouvernement.

Sur le fond, les organisations syndicales présentent les premières annonces comme un début de recul, mais certainement pas comme une réponse suffisante. Elles jugent trop limitées les mesures évoquées pour les postes, les moyens, les bâtiments scolaires et l’accès à l’enseignement supérieur. Leur ligne est claire : « le mouvement social est en position de force » et il faut « continuer à mettre le gouvernement sous pression ».

Le second angle mis en avant est celui des salaires. L’intersyndicale dénonce l’exclusion de la fonction publique — et donc des personnels de l’Éducation, de la recherche et de l’enseignement supérieur — de la conférence sociale réunie à Matignon. Les syndicats y voient une marque de mépris, alors que leurs représentants ne doivent être reçus que le vendredi 13 novembre.

Les revendications vont du dégel du point d’indice à des mesures catégorielles sans contrepartie, jusqu’à un financement permettant de créer les 150 000 places jugées nécessaires pour accueillir les nouveaux bacheliers dans la filière de leur choix. Les deux récits convergent donc sur un point : les annonces gouvernementales n’ont pas désamorcé la colère. La journée du 10 novembre doit désormais mesurer si ce rapport de force peut réellement produire des avancées.