Histoire
1 nov. 2026
La droite affirme que Yamaha choisit la sécurité au Qatar malgré les sanctions du MotoGP
Yamaha invoque la sécurité et les restrictions de déplacement de son groupe pour renoncer au Grand Prix du Qatar, tandis que le MotoGP défend le maintien de l’épreuve et menace de sanctionner cette décision. Plusieurs pilotes, eux, estiment que courir dans ces conditions n’est pas acceptable.
Yamaha a confirmé son retrait du Grand Prix du Qatar, prévu du 6 au 8 novembre, après une nouvelle évaluation de la situation au Moyen-Orient. L’écurie japonaise affirme ne pas avoir trouvé de « raisons suffisantes » pour assouplir les restrictions de déplacement appliquées par son groupe et dit prendre une décision indépendante des organisateurs.1
Le MotoGP adopte une ligne différente. L’organisation se dit « déçue » tout en reconnaissant que Yamaha est soumise à une politique générale de prudence concernant les déplacements dans la région. Mais elle conteste l’analyse de l’équipe, estimant que le retrait ne reflète pas les garanties proposées aux acteurs du championnat. Surtout, elle prévient que l’absence de Yamaha et de l’équipe privée Pramac pourrait entraîner des « implications contractuelles » et des « conséquences sportives », sous l’autorité de la Fédération internationale de motocyclisme.2
Le bras de fer oppose donc une logique de sécurité à une logique de continuité sportive et commerciale. Yamaha assure rester « totalement engagée en MotoGP » et prévoit de revenir au Grand Prix du Portugal. En revanche, les pilotes concernés pourraient perdre des points ou subir des sanctions sur la grille lors des prochaines courses.
Sur le terrain, la position de Yamaha rejoint toutefois le malaise exprimé par une large partie du paddock. Jack Miller, pilote de Pramac, a déclaré : « Je n’ai pas envie d’y aller. Comme tout le monde. Nous sommes 19 sur 22 à ne pas vouloir nous y rendre. » Il a ajouté : « Je ne pense pas que nous devrions courir dans ces conditions. »2 Le MotoGP maintient malgré tout la manche qatarie au calendrier, laissant planer une confrontation ouverte entre la direction du championnat, Yamaha et ses pilotes.