Histoire
19 oct. 2026
Sur Vinted, le butin présumé des pillages ravive la bataille de la réponse pénale
La découverte de biens potentiellement issus des pillages sur des plateformes de revente déclenche deux réponses complémentaires : réclamer des sanctions rapides contre les vendeurs et renforcer le partage d’informations entre les plateformes et l’État. Vinted assure de son côté avoir retiré les annonces suspectes et coopérer avec les enquêteurs.
Des sacs de cosmétiques, des vêtements et des cartes de collection : plusieurs annonces publiées après les pillages commis en marge des manifestations du 17 octobre ont attiré l’attention sur Vinted. Certaines descriptions revendiquaient même explicitement leur origine supposée, comme ce « pull Stone Island [...] pendant la manif du 17 octobre ».1
La première lecture est celle d’un débordement sécuritaire et commercial. Le récit insiste sur des articles encore munis de leur antivol, des lots de maquillage ou des produits de magasin revendus à bas prix. Cette mise en scène alimente la demande d’une réponse pénale exemplaire, visant à la fois les vendeurs et les éventuels acheteurs.
Une autre approche met l’accent sur la traçabilité. Jordan Bardella demande que « la coopération soit accrue » entre Vinted, eBay, Leboncoin et les services de l’État afin d’identifier les comptes susceptibles de revendre des marchandises volées.
3 Dans la même veine, Gabriel Attal estime que les annonces, les vidéos diffusées en ligne et certains équipements pourraient fournir des pistes aux enquêteurs. La demande dépasse donc le simple retrait des contenus : elle porte sur l’identification des profils et la conservation des éléments utiles aux investigations.2
Vinted affirme appliquer une « tolérance zéro » et avoir supprimé les annonces susceptibles de concerner des biens volés. La plateforme dit également avoir renforcé ses contrôles et collaborer avec les forces de l’ordre, tandis qu’eBay indique disposer d’un portail dédié aux demandes des autorités.2 Le point de friction reste entier : retirer rapidement les annonces ou remonter jusqu’aux auteurs présumés, alors que l’ampleur exacte des reventes n’est pas encore établie.