«La Punition», l’«encyclopédé» d’Arthur Dreyfus

Faut-il, lecteur, être un peu masochiste pour se lancer dans un livre de 1152 pages qui s’appelle la Punition ? Et faut-il, auteur, être un peu sadique (et d’ailleurs un peu maso aussi, au sens de celui qui tend le bâton) pour l’intituler comme tel ? La Punition, en fait, aurait pu porter un autre titre. Il y avait sur la liste : «Tel père» («trop ludique, ou trop crypté»), «le Discours» («trop abstrait»), «Une question – une réponse» («trop solennel /trop snob») et une demi-douzaine d’autres possibilités. Ces idées sont listées page 150 et suivantes, section «Titres & épigraphes», et répondent au principe de l’ensemble : transparence totale, résultat et processus, scène et coulisses, si bien qu’il n’est pas évident pour le critique – plaignez-nous – d’avoir quelque chose à ajouter à propos d’un objet si plein (d’histoires, de traumatismes, d’intelligence – bref de vie, de littérature) qu’on se demande s’il ne vaudrait pas mieux se taire. Se taire ou dire : lisez, lis, et parlons-en.

«La Punition», l’«encyclopédé» d’Arthur Dreyfus

TL;DR

  • Le livre «La Punition» a 1152 pages.
  • Plusieurs autres titres étaient envisagés pour le livre, tels que «Tel père», «le Discours», ou «Une question – une réponse».
  • Le livre aborde le principe de transparence totale, montrant le résultat et le processus, la scène et les coulisses.
  • L'ouvrage est décrit comme un objet riche en histoires, traumatismes, rencontres et intelligence, mêlant vie et littérature.
  • Il est suggéré que le lecteur devrait lire le livre et en discuter.