Historia
1 de nov de 2026
Binance rouvre ses retraits, mais le doute persiste sur la piste nord-coréenne
Après le vol record de 6,3 milliards de dollars, Binance promet de couvrir les pertes et rétablit progressivement les retraits. Le FBI accuse TraderTraitor, mais Donald Trump refuse encore de confirmer l’implication de Pyongyang.
Binance a commencé à rouvrir progressivement les retraits, trois jours après le piratage record de sa plateforme. « La première série de retraits (...) est désormais ouverte sur le réseau bitcoin », a annoncé l’entreprise, qui dit procéder par étapes après des contrôles de sécurité. Elle assure aussi que « les fonds des utilisateurs sont en sécurité » et qu’elle assumera l’impact financier du vol.1
La promesse vise à contenir la défiance autour d’un butin estimé à 6,3 milliards de dollars. Binance affirme avoir reconstitué 90 % des actifs dérobés en rachetant des jetons, mais reconnaît que les 10 % restants sont moins liquides et pourraient être plus difficiles à récupérer.1
Sur l’origine de l’attaque, le FBI adopte une position nettement plus tranchée. Il attribue le vol au groupe TraderTraitor, que les autorités américaines associent à la Corée du Nord, et affirme avoir observé la conversion des fonds en Ether avant leur éventuel blanchiment via la finance décentralisée et des plateformes d’échange instantané. L’agence a également diffusé environ 500 adresses de portefeuilles et demandé au secteur de bloquer les transactions liées.3
Cette accusation s’inscrit dans un schéma déjà documenté : TraderTraitor est notamment associé au vol de 1,5 milliard de dollars subi par Bybit en 2025. Des sociétés de cybersécurité le rapprochent du renseignement nord-coréen et du groupe Lazarus, tandis que Chainalysis estime que Pyongyang a dérobé au moins 2 milliards de dollars en cryptomonnaies en 2025.2
Mais la prudence politique contraste avec l’assurance des enquêteurs. « Nous ne savons pas si c’est la Corée du Nord », a déclaré Donald Trump, malgré les éléments avancés par le FBI.2 Le dossier oppose ainsi une réponse opérationnelle — rassurer les clients — à une bataille d’attribution encore ouverte.