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Nov 5, 2026
Alerte à la bombe : opération maîtrisée, enquête ouverte sur le pilote d’Aer Lingus
Le vol Dublin-Rome a été escorté jusqu’à Évreux après une alerte finalement non corroborée. Si les autorités saluent une réponse efficace, l’enquête sur le comportement du pilote s’ajoute aux interrogations sur une série européenne potentiellement coordonnée.
Le vol EI402, parti de Dublin pour Rome avec 151 passagers et six membres d’équipage, a été dérouté vers la base aérienne d’Évreux après une alerte à la bombe. Un Rafale puis un Mirage 2000 l’ont escorté avant son atterrissage en sécurité, tandis que les équipes de déminage inspectaient l’appareil. Les autorités françaises ont mis en avant « l’efficacité et la réactivité » de la chaîne de commandement.1
Cette lecture opérationnelle ne clôt toutefois pas l’affaire. Le parquet d’Évreux a ouvert une enquête sur le pilote irlandais, qui aurait refusé de se poser sur la base militaire, préférant un aéroport civil. Selon le procureur, « deux avions de chasse ont donc dû décoller pour l’escorter », un comportement susceptible de relever d’une infraction au code des transports.2 Le pilote doit être entendu en audition libre, avant toute décision éventuelle concernant une garde à vue.
À l’échelle européenne, la gauche insiste davantage sur la répétition des incidents et la prudence nécessaire dans l’interprétation. Au moins douze vols ont été ciblés jeudi, notamment en Bulgarie, en Italie et en République tchèque, sans qu’aucun explosif ne soit découvert. Le commissaire européen aux Transports juge « trop tôt » de conclure que les alertes sont liées, tout en rappelant que « toute menace contre des civils est inacceptable ».3
Les autorités et les compagnies convergent donc sur un point : les appareils ont atterri sans victime. Mais le désaccord demeure sur la signification de cette série. Aer Lingus assure que le vol a « atterri en toute sécurité » et promet de réacheminer ses clients rapidement.4 En parallèle, certains responsables évoquent une possible campagne coordonnée, tandis que l’Union européenne refuse encore de tirer une conclusion définitive.5