«Le vieux système de l’entre-soi patriarcal fonctionne à plein» : plus de 200 autrices dénoncent le sexisme des grands prix littéraires
Cette semaine, les jurys des grands prix littéraires d’automne ont accompli l’exploit héroïque de ne récompenser que des hommes. D’autant plus héroïque qu’il s’agissait d’une rentrée littéraire qui avait été qualifiée d’ouverte, contrairement à certaines années où des livres, toujours écrits par des hommes, dominent d’emblée. D’autant plus héroïque qu’il y avait cette année de très nombreux beaux et importants textes écrits par des femmes, salués par la critique, défendus par les libraires et les lecteur·ices, des textes qui par ailleurs se «vendent», ce qui est l’un des prérequis tacites pour l’obtention d’un prix.

TL;DR
- Les jurys des grands prix littéraires d'automne ont récompensé uniquement des hommes cette année.
- La saison littéraire était pourtant décrite comme ouverte avec de nombreux textes féminins reconnus.
- Le jury du Médicis a récompensé le seul homme présent sur sa liste, qui comptait six femmes.