Story
4. Nov. 2026
Gazole : la baisse du gouvernement progresse, mais les écarts entre stations persistent
Le déstockage stratégique fait reculer le prix du gazole dans la majorité des stations, avec des baisses dépassant parfois 20 centimes. Mais les indépendants et l’opposition dénoncent une mesure encore inégalement appliquée.
Le gouvernement revendique une première victoire sur le front du gazole. Selon Roland Lescure, 6 600 stations sur 10 000 avaient commencé à réduire leurs tarifs, pour une baisse moyenne de 15 centimes. Dans 3 000 points de vente, le recul dépasserait même 20 centimes, soit près de 9 euros économisés sur un plein de 45 litres.1
Cette tendance est confirmée par les premiers relevés : le litre est passé en moyenne de 2,35 euros le 31 octobre à 2,23 euros le 3 novembre. Le dispositif repose sur la vente à prix coûtant de dix millions de barils issus des stocks stratégiques, pendant trois mois. L’exécutif assure que les petites stations finiront par bénéficier de la mesure, même si elles sont approvisionnées plus tard, et met en avant un prêt à taux zéro pour leur permettre de baisser leurs prix avant livraison.2
Mais la baisse n’est pas uniforme. Leclerc a annoncé un recul de 21 centimes, tandis qu’Avia a commencé autour de 12 centimes. Des stations indépendantes affirment ne pas avoir reçu les volumes au même moment que les grandes surfaces ou TotalEnergies. Francis Pousse, de Mobilians, juge ainsi les écarts « insupportables » et estime que les engagements publics « ne correspondent pas aux actes ».3
L’opposition reconnaît l’efficacité partielle du mécanisme, tout en réclamant une réponse plus structurelle. Marine Le Pen juge que l’utilisation des stocks « fonctionne quand les distributeurs sont transparents », mais rappelle qu’elle ne remplace pas la baisse des taxes qu’elle défend depuis 2021.
4 Le gouvernement mise donc sur une amélioration progressive ; ses détracteurs demandent, eux, que la promesse profite réellement à toutes les stations.