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2. Nov. 2026
Pompier blessé près de Marseille : l’état s’améliore, la colère monte
Après avoir été touché au thorax lors d’une intervention aux Pennes-Mirabeau, un sapeur-pompier voit son état s’améliorer. Les syndicats réclament une réponse forte de l’État tandis que les responsables politiques expriment leur soutien.
L’état de santé du sapeur-pompier grièvement blessé dimanche aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, est « plutôt en train de s’améliorer », selon Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile. Touché au thorax alors qu’il intervenait sur un feu de poids lourd et de véhicules légers, l’adjudant-chef reste toutefois sous surveillance : les autorités invitent à la prudence.1
Le soulagement ne dissipe pas la gravité des faits. D’après les premiers éléments, les secours ont été pris pour cible par un homme armé d’un fusil de chasse. Le suspect, retranché dans une caravane, a été interpellé par le Raid puis placé en garde à vue. Une enquête porte notamment sur des tentatives d’homicide visant une personne chargée d’une mission de service public.2
Sur le terrain, la réaction est d’abord celle de la colère. Les neuf syndicats représentatifs de sapeurs-pompiers appellent à des rassemblements devant les casernes, véhicules sortis, gyrophares allumés. Leur mot d’ordre résume leur position : « On ne tire pas sur ceux qui sauvent ». Ils demandent des « actes forts » et une réponse de l’État jugée à la hauteur de l’attaque.3
Les responsables politiques convergent sur le soutien à la victime, mais l’événement devient aussi un marqueur de fermeté régalienne. Marine Le Pen adresse ses « vœux de prompt rétablissement » au pompier et assure penser à sa famille, à ses proches et à ses collègues.
4 De son côté, la Sécurité civile évoque « incompréhension », « sidération » et « colère », tout en souhaitant que la réponse pénale corresponde à la gravité des faits. Le point commun est désormais clair : les secours doivent pouvoir intervenir sans devenir eux-mêmes des cibles.