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1. Nov. 2026

Mobilisation du 31 octobre : une baisse revendiquée, une tension toujours visible

Le ministère de l’Intérieur recense 779 interpellations et une mobilisation en recul, tandis que l’intersyndicale jeunesse avance un bilan humain bien supérieur. À droite, Jordan Bardella insiste sur les violences et les pillages.

Le troisième acte de la mobilisation contre la vie chère a donné lieu à 779 interpellations en France, selon le ministère de l’Intérieur. Beauvau recense 291 actions et 320 000 participants, dont 70 000 à Paris, soit une baisse de 22 % par rapport au 24 octobre et de 42 % par rapport au 17 octobre.

Le même bilan fait état de 515 départs de feu, de 36 commerces dégradés — dont trois pillés — et de 116 membres des forces de l’ordre blessés. La seconde partie de soirée, marquée par les festivités d’Halloween, est toutefois décrite comme s’étant déroulée « sans incident majeur ». Au total, 214 personnes ont encore été interpellées après 21 heures et 43 policiers ou gendarmes blessés.

Le chiffre de la mobilisation reste le principal point de désaccord. L’intersyndicale jeunesse, qui rassemble notamment l’Unef, la Fage et des organisations lycéennes, revendique près de 500 000 manifestants, dont 200 000 à Paris. Elle évaluait déjà à 800 000 le nombre de participants lors des deux précédentes journées, très loin des estimations officielles.

À droite, Jordan Bardella met l’accent sur la violence et les dégradations. Dans un message publié sur X, il affirme que des Français ont subi des violences et des pillages, dénonçant des actes commis contre « le travail d’autrui ». Cette lecture sécuritaire contraste avec celle des organisations de jeunesse, qui mettent d’abord en avant l’ampleur de la contestation sociale.

Les deux approches convergent néanmoins sur un point : malgré un reflux statistique par rapport aux précédents rassemblements, la mobilisation demeure suffisamment importante pour maintenir la pression politique.