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24. Okt. 2026
À Trappes, l’enquête sur la fusillade oppose défaillances possibles et exigence de fermeté
Après un mort et cinq blessés, dont une enfant de 12 ans, l’enquête explore un mobile raciste et le parcours du suspect. La famille demande des comptes sur le suivi des autorités, tandis que la droite réclame une justice implacable.
À Trappes et La Verrière, le dossier se resserre autour d’un acte qualifié de terroriste et raciste par le parquet antiterroriste. La fusillade a fait un mort et cinq blessés, dont une fille de 12 ans touchée par huit balles. Son pronostic vital restait engagé samedi.1
Les enquêteurs cherchent à établir le mobile exact du suspect, Kevin T., 39 ans. Selon plusieurs sources, il aurait déclaré avoir voulu « venger les commerçants » en visant des personnes noires et arabes après des scènes de pillage. Ces éléments ont contribué à l’ouverture d’une enquête pour assassinats et tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée au racisme.2
Le volet judiciaire s’est élargi : la garde à vue du suspect a été prolongée et trois personnes de son entourage, dont sa mère, ont été entendues. Une arme automatique, des gaz lacrymogènes et un appartement piégé avec des bonbonnes de gaz ont été découverts.3
Mais la famille de Pengo Bossio Wangi, tué dans l’attaque, pose une autre question : le suspect, décrit comme déjà connu de la police et de la justice, aurait-il dû faire l’objet d’un suivi préventif ? Son avocat demande que soient établies « les conditions » de cette absence d’alerte et n’exclut pas de rechercher une responsabilité administrative.4
À droite, l’accent est mis sur la fermeté et l’action des forces de l’ordre. Jordan Bardella salue leur intervention, qui aurait évité « un bilan plus dramatique »,
5 tandis que Marine Le Pen réclame une justice « implacable » face au mobile raciste.
6 Deux lectures se croisent donc : prévenir les signaux ignorés pour la famille, punir sans faiblesse pour la droite.